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un parfum d’ambition d’arrogance et de dédain

tu ne cesse de rire, parce que tu sais que tu vas réussir

et tu ne t’excuses jamais vraiment

seule dans cette pièce remplie de jugement

je te regarde

toi aussi, t’es seul

mais comme moi, tu ris

parce que tu t’en fous d’eux

parce que sans eux, on est mieux

**

les yeux plein d’effroi

ils demandent

pourquoi

toutes les premières fois

avec toi

ils se retournent sur mon passage

inventent et murmurent

les plus folles histoires

mais on s’en fout

on a construit notre monde à nous

**

dans la sueur dans le noir

on danse et on chante encore et encore

tu me fais tourner

délirer

**

et pour la première fois

je ne doute de rien

je n’ai peur de rien

je ne réfléchis plus, je ne calcule plus

mes mains dans tes cheveux

les tiennes autour de ma nuque

**

je me réfugie dans tes bras

tes lèvres

et nos conversations infinies chaque nuit

**

et je bois, je bois

je ne vois plus rien, sauf toi

tu fais tomber tous mes remparts

tu me couvres de baisers

et mon âme nue devant tes yeux bleus

je me dis

pas ici, pas maintenant,

la suite

je veux qu’elle reste qu’à nous

**

je pleure

parce que mon nom résonne dans les couloirs

c’est si étonnant

qu’Ariane puisse aimer

pas vrai?

**

mais lui,

il n’est pas comme toi

il n’a pas peur

pas peur de la vérité

pas peur de moi

alors oui, c’est à lui que j’ai tout raconté

parce que lui, il pouvait l’encaisser

je sais, je sais

c’est ironique

c’est à ta fête que je t’ai remplacé

j’aurais peut-être du demander ta permission?

ce que tu es con.

maintenant, je suis heureuse sans toi

quand en janvier, j’aurais tout quitté – pour toi

**

surtout pas de promesses

surtout pas d’amour – en tous cas pas le leur

le nôtre, celui qui nous rend heureux

on s’aime à notre manière

**

et ensemble on se perd

encore et encore et encore

“mon corps, mon âme, prends tout tout de suite, et qu’on se noie dans les nuits fauves”

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